Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Le Canadien sans Nathan Beaulieu pendant au moins une autre semaine

BROSSARD, Qc - Le Canadien sera privé des services du défenseur Nathan Beaulieu pour au minimum les quatre premiers matchs de la série de deux tour.Beaulieu a patiné en solitaire mercredi, mais le directeur général de l'équipe, Marc Bergevin, a précisé que le jeune défenseur doit demeurer à l'écart du jeu pendant une autre semaine. Son état de santé sera par la suite réévalué.Beaulieu s'est blessé au «haut du corps» au cours du troisième match de la série contre les Sénateurs d'Ottawa, le 19 avril. Il a encaissé une percutante mise en échec du défenseur Erik Karlsson, en deuxième période. Il est demeuré dans l'action, avant de rester sur le banc de l'équipe pendant toute la troisième période.Le lendemain de la rencontre, l'entraîneur Michel Therrien avait précisé que Beaulieu aurait pu jouer au besoin en troisième période, ce qui écartait toute possibilité qu'il ait été victime d'une commotion cérébrale.Mise au pointBergevin a cultivé le mystère mercredi, en prenant soin de ne dévoiler aucun détail au sujet de la blessure «pour protéger l'organisation et le joueur».Le d.g. a saisi l'occasion afin de réitérer que le Canadien, à l'instar de toutes les équipes, ne divulgue pas toute l'information au sujet des blessures. On veut ainsi éviter que les adversaires s'acharnent sur les joueurs à leur retour au jeu.«Oui nous retenons des informations, a affirmé Bergevin. Ce n'est rien de nouveau, toutes les équipes le font. Vous pouvez voir qu'à la suite d'éliminations d'équipes, les informations sortent. Je veux être clair, ce n'est pas une affaire de 'powertrip'. On le fait pour une raison précise.»Dans le cas de Beaulieu, Bergevin ne voit pas l'intérêt à le laisser savoir, s'il ne s'agit pas d'une commotion cérébrale, comme le père de Beaulieu l'a lui-même révélé publiquement dans une entrevue.«Si je dis cette fois que ce n'est pas une commotion, la prochaine fois que je ne dirai rien, tout le monde sautera à la conclusion que le joueur souffre d'une commotion.»L'unique exception, a-t-il résumé, c'est si un joueur subit une blessure qui le contraint à une longue période d'inactivité, «alors là nous serons clairs comme de l'eau de roche».Sur le sujet des commotions cérébrales, Bergevin s'est dit ouvert à l'idée que la LNH imite la NFL et qu'elle désigne des médecins indépendants appelés à évaluer les joueurs qu'on soupçonne d'avoir subi une commotion pendant les matchs.«J'ai confiance en nos médecins, il n'y a aucun doute, a-t-il dit. Mais si la ligue décide que c'est une solution plus équitable, je n'ai aucun problème avec ça.»La crainte qu'a exprimée Bergevin, c'est que la LNH fasse preuve de zèle en la matière.«Vous suivez les séries comme moi, et vous voyez tous les coups à la tête qui se donnent au cours de mêlées après les arrêts de jeu. Si, à toutes les fois qui se donne un coup à la tête, on devait amener les joueurs en salle d'isolement, je pense qu'il manquerait 10 gars par équipe. Des coups à la tête, il y a en plusieurs. Si le joueur qui en reçoit un montre des symptômes, on le sort. Si ce n'est pas le cas, il continue. Sinon, on va être à court de joueurs!»Pateryn encore en posteAu retour de l'équipe à l'entraînement après deux journées de congé, le jeune Greg Pateryn remplaçait encore Beaulieu aux côtés de Tom Gilbert. Mike Weaver était en trop tandis que le vétéran Sergei Gonchar manquait à l'appel en raison d'obligations familiales.À l'attaque, Therrien a déployé les quatre mêmes unités que lors du sixième match de la série face aux Sénateurs, dimanche. Brian Flynn et Manny Malhotra étaient en trop. Le Tricolore est à quelques heures de connaître l'identité de son rival en demi-finale de l'Association Est. Les Red Wings de Detroit et le Lightning de Tampa Bay disputaient le septième match de leur série, mercredi soir.

Suggest a correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.