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Le cerveau des attentats de Paris était traqué depuis 2015

An undated photograph of a man described as Abdelhamid Abaaoud that was published in the Islamic State's online magazine Dabiq and posted on a social media website. A Belgian national currently in Syria and believed to be one of Islamic State's most active operators is suspected of being behind Friday's attacks in Paris, acccording to a source close to the French investigation.
Handout . / Reuters
An undated photograph of a man described as Abdelhamid Abaaoud that was published in the Islamic State's online magazine Dabiq and posted on a social media website. A Belgian national currently in Syria and believed to be one of Islamic State's most active operators is suspected of being behind Friday's attacks in Paris, acccording to a source close to the French investigation.

La France a modifié sa stratégie militaire l'an dernier et lancé des frappes aériennes en Syrie pour tenter de contrecarrer les plans d'Abdelhamid Abaaoud, qui allait éventuellement orchestrer les attentats qui ont fait 130 morts à Paris en novembre, selon ce que rapporte vendredi le quotidien Le Parisien.

Paris s'inquiétait plus spécifiquement de l'intention d'Abaadoud d'attaquer un concert et de prendre des otages.

Le Parisien, qui cite des documents de la police et des renseignements français et belges, énumère de multiples occasions ratées par les forces de l'ordre pour épingler Abaaoud, même s'il était sur le radar de plusieurs services européens du renseignement bien avant les attentats de novembre.

Abaadoud a été tué lors d'une perquisition policière, cinq jours après les attaques perpétrées le 13 novembre par des kamikazes du groupe armé État islamique. La plupart des victimes ont perdu la vie à l'intérieur de la salle de spectacles du Bataclan.

Le bureau du président français et le ministère de l'Intérieur n'ont pas répondu à une demande de commentaires.

Les survivants et les proches des victimes doivent se réunir vendredi, exactement six mois après des attentats qui ont ébranlé le pays et entraîné l'imposition d'un état d'urgence qui prévaut toujours.

Les autorités françaises ont été critiquées immédiatement après les attentats en raison de failles qui ont mené au massacre. La France était déjà, à ce moment, en état d'alerte élevé depuis les attentats terroristes contre les locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et une épicerie casher en janvier.

En septembre 2015, poursuit Le Parisien, les autorités avaient tracé des liens entre Abaaoud et des attentats avortés contre un train à haute vitesse et une église, et elles le soupçonnaient de préparer un geste d'éclat.

L'article cite un témoin qui affirme qu'Abaaoud lui avait demandé d'identifier un concert ou une autre cible facile remplie de gens, dans le but de prendre des otages et de mourir lors d'une fusillade avec la police.

La France a rejoint la coalition américaine contre le groupe armé État islamique en Irak en 2014, mais ne s'impliquait pas en Syrie. Le président François Hollande a changé de stratégie en septembre 2015, lançant des frappes aériennes en réponse à ce que le gouvernement avait décrit comme étant des menaces terroristes.

Le Parisien affirme que cette décision a été provoquée par des renseignements au sujet d'Abaaoud et qu'une frappe lancée le 27 septembre contre Deir ez-Zor visait son camp d'entraînement.

VOIR AUSSI :

Attentats de Paris du 13 novembre 2015

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