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Budget fédéral: «On a les désavantages de l'indépendance sans avoir aucun avantage» - Jean-François Lisée

«On a les désavantages de l'indépendance sans avoir aucun avantage» - Jean-François Lisée
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« C'est comme si le Québec était déjà indépendant, mais ne contrôlait que la moitié de son budget », a déploré le chef de l'opposition officielle et du Parti québécois, Jean-François Lisée, en commentant le budget fédéral du gouvernement libéral de Justin Trudeau.

Énumérant les dossiers dans lesquels le gouvernement du Québec attendait un soutien de la part du fédéral – les industries forestière et agroalimentaire, les transferts en santé, le secteur de l’aérospatiale, Bombardier et des projets en transport collectif (REM et SRB) – M. Lisée a utilisé le budget fédéral comme un outil de promotion de la souveraineté.

«On a les désavantages de l’indépendance sans avoir aucun avantage.» - Jean-François Lisée

Le chef du PQ a dénoncé l’inefficacité de la députation libérale fédérale au sein du gouvernement Trudeau et du gouvernement libéral provincial pour défendre les intérêts du Québec.

« Au Québec, il y a un gouvernement libéral et il y a 40 députés libéraux fédéraux, a souligné M. Lisée. Où sont-ils? Que font-ils? Pourquoi n’ont-ils aucun impact sur les décisions que le gouvernement fédéral prend avec 60 milliards d’argent envoyé cette année par les Québécois à Ottawa? Pourquoi n’ont-ils aucun poids politique?

«Ils [les députés libéraux] doivent expliquer pourquoi le Canada ne fonctionne pas pour le Québec.» - Jean-François Lisée

M. Lisée relève que l’industrie automobile ontarienne reçoit 100 millions de dollars alors que l’industrie « est en croissance » et que les industries forestière, laitière et fromagère du Québec ne reçoivent rien.

« Pourquoi était-il important de mettre 100 millions de dollars dans une industrie automobile qui va assez bien en ce moment en Ontario, a déclaré M. Lisée, mais zéro dollar pour l’industrie forestière au Québec qui va traverser une crise très grave. La dernière fois qu’on l’a traversée, on a perdu 20 000 emplois qu’on n’a jamais retrouvés. C’est le principal risque économique qui plane sur le Québec. »

M. Lisée estime que l’indépendance du Québec permettrait d’éviter ce gaspillage d’énergie simplement en tentant d’aller chercher à Ottawa la part du budget fédéral qui lui revient.

« Il existe une culture à Ottawa de refus de donner sa juste part au Québec, avance M. Lisée. Et un politicien qui donne sa juste part au Québec perd des votes dans le reste du Canada. C’est le cercle vicieux anti-québécois qui a été créé. » M. Lisée souligne que le gouvernement Trudeau a été « vertement critiqué par Bay Street, par les journaux, par les conservateurs » pour « avoir donné 38 fois moins à Bombardier » qu’il ne l’avait fait pour l’industrie automobile de l’Ontario.

Le « gouvernement québécois est faible », avance M. Lisée, estimant qu’un gouvernement du PQ « aurait davantage de rapport de force parce qu’on serait craint ». M. Lisée estime que la seule solution pour le Québec réside dans l’indépendance de la province.

M. Lisée a finalement accusé le premier ministre du Canada de n’avoir aucun intérêt pour le Québec et de défendre les intérêts des banques, des paradis fiscaux, de l’industrie pétrolière et ceux de l’Ontario.

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